Dans un contexte de rigueur budgétaire, le gouvernement entend serrer la vis sur l’assurance chômage. Ce qui n’était encore qu’un projet il y a quelques mois devient réalité : des règles plus strictes, des droits réduits et des conditions d’accès renforcées. Les conséquences s’annoncent lourdes pour des centaines de milliers de demandeurs d’emploi.
Une logique de réduction des dépenses publiques
Face à un déficit public croissant, l’exécutif vise 3,6 milliards d’euros d’économies par an sur le budget de l’assurance chômage. Pour y parvenir, plusieurs leviers seront activés : prolongation de la période d’activité requise, réduction de la durée d’indemnisation et rehaussement de l’âge pour bénéficier des règles favorables aux seniors.
Période d’affiliation : un seuil relevé
La principale modification porte sur la période d’affiliation minimale nécessaire pour ouvrir des droits. Actuellement, un demandeur d’emploi doit justifier de 6 mois travaillés sur les 24 derniers mois. Avec la réforme, ce critère passe à 8 mois de travail sur les 20 derniers mois.
Ce changement s’appliquera dès le 1er décembre 2025, selon le décret attendu cet été. Cette nouvelle condition risque d’exclure un grand nombre de personnes, notamment les jeunes et les actifs précaires, qui alternent contrats courts et périodes de chômage.
Durée d’indemnisation : vers une baisse généralisée
Autre modification d’ampleur : la réduction de la durée maximale d’indemnisation.
- Pour les moins de 57 ans, la durée passe de 18 à 15 mois.
- Si le taux de chômage national passe sous la barre des 6,5 %, cette durée pourra même être abaissée à 12 mois.
Ces nouvelles règles visent à encourager un retour plus rapide vers l’emploi, mais elles risquent surtout de fragiliser les personnes en fin de droits.
Seniors : un statut moins protecteur
Jusqu’à présent, les personnes de 55 ans et plus bénéficiaient d’un traitement plus avantageux avec une durée d’indemnisation pouvant aller jusqu’à 27 mois. Désormais, il faudra attendre 57 ans pour accéder à ce régime prolongé, et même dans ce cas, la durée maximale sera réduite à 22,5 mois.
Ce changement pourrait bouleverser les plans de nombreux seniors approchant de la retraite, qui comptaient sur l’assurance chômage pour effectuer la transition.
Ruptures conventionnelles : bientôt dans le viseur
La ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet souhaite également encadrer davantage le recours aux ruptures conventionnelles, accusées de détourner le système. Des mesures spécifiques pourraient être intégrées aux négociations en cours avec les partenaires sociaux, prévues jusqu’à la mi-novembre 2025.
Ce qui pourrait encore évoluer
Bien que les grandes lignes soient posées, le ministère n’écarte pas des dérogations pour certains publics, notamment les jeunes et les demandeurs d’emploi seniors, considérés comme plus vulnérables.


Il faut faire des économies et bien qu’on envoie systématiquement tous les demandeurs d’emploi au travail. Le travail, Ce n’est pas ce qui manque en France des milliers de postes ne sont pas pourvus. En Angleterre, si vous refusez ne serait-ce qu’une journée de travail propose, vos indemnités sont coupées donc pourquoi pas faire la même chose en France ? De la même manière, il faut revenir au 38 heures, au moins nous aurons des heures de travail cotisées sans avoir à supprimer deux jours fériés!