Chaque automne, la taxe foncière revient frapper le budget des ménages. Mais en 2025, la note s’annonce encore plus douloureuse pour de nombreux propriétaires. En cause : une ligne rarement vérifiée sur l’avis d’imposition, qui peut représenter plusieurs centaines d’euros supplémentaires.
Une taxe qui pèse toujours plus lourd
Que l’on possède un appartement, une maison ou un terrain, l’avis de taxe foncière réserve rarement de bonnes surprises. Dans certaines communes, le montant a même triplé ces dernières années. Pourtant, une partie de cette hausse ne serait pas liée directement à la valeur du bien, mais à un calcul contesté.
La TEOM, une surtaxe discrète mais coûteuse
Le rapport de la Drees souligne que beaucoup de propriétaires ne
lisent pas entièrement leur avis. Or, c’est en seconde page
du document, dans le tableau détaillant les calculs, que
se cache une ligne capitale : la taxe d’enlèvement des
ordures ménagères (TEOM).
Officiellement, elle finance la collecte et le traitement des
déchets. Mais dans plus d’une commune sur deux, le
montant facturé dépasserait largement les coûts réels. Certaines
collectivités réclameraient jusqu’à 130 % du prix effectif
du service.
Pourquoi cette ligne passe inaperçue
La TEOM se glisse dans un tableau souvent négligé par les contribuables, plus attentifs au montant global qu’aux détails techniques. Pourtant, ce poste de dépense peut représenter une part significative de la facture finale. Peu d’habitants savent qu’il est possible de contester ce calcul et d’obtenir un remboursement si la taxe est jugée excessive.
Vers des recours possibles pour les propriétaires
Des juristes rappellent que cette taxe devrait strictement couvrir un service rendu, et non financer d’éventuels investissements futurs. Plusieurs propriétaires ont déjà obtenu gain de cause devant les tribunaux, voyant leurs factures allégées. Vérifier cette ligne pourrait donc éviter des paiements injustifiés et alléger la note dès cette année.

