En France, 17 millions de retraités perçoivent chaque mois une pension issue de régimes très différents. Mais derrière la moyenne nationale, les disparités sont abyssales. Un rapport de la DREES publié en 2025 révèle que les écarts vont du simple au quintuple selon l’affiliation.
Une moyenne trompeuse
Fin 2023, la pension mensuelle brute moyenne s’élevait à 1 666 euros, soit 1 541 euros nets. Avec les majorations pour enfants et les pensions de réversion, on atteint 1 827 euros bruts et 1 692 euros nets. Mais ces chiffres globaux masquent de profondes inégalités.
Les grands gagnants : régimes spéciaux et fonction publique
Sans surprise, les régimes spéciaux conservent leurs privilèges. Les affiliés à la SNCF, la RATP, la Banque de France ou encore la CNIEG profitent de règles avantageuses : calcul basé sur le dernier traitement, départs anticipés, pensions bien au-dessus de la moyenne nationale.
La fonction publique d’État suit de près : un fonctionnaire civil touche en moyenne 2 223 euros bruts, et un militaire 1 814 euros. Le calcul sur les six derniers mois de salaire, souvent les plus élevés, explique ces montants. Professeurs agrégés, magistrats ou hauts fonctionnaires figurent parmi les mieux lotis.
Les professions libérales : des retraites contrastées
Avec 1 336 euros bruts mensuels, les professions libérales occupent une place intermédiaire. Médecins, avocats ou notaires ayant cotisé longtemps peuvent obtenir des pensions confortables. Mais les carrières irrégulières réduisent drastiquement les droits.
Les perdants du système : agriculteurs, indépendants et petits salariés
En bas de l’échelle, on retrouve les agriculteurs non-salariés affiliés à la MSA : à peine 415 euros bruts par mois, auxquels s’ajoutent 132 euros de complémentaire. Malgré des réformes, nombre d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté.
Les artisans et commerçants ne sont pas mieux lotis. Avec des retraites souvent inférieures à 1 000 euros bruts, et une complémentaire limitée, beaucoup dépendent d’aides sociales pour survivre.
Enfin, les salariés du privé, via la CNAV, perçoivent en moyenne 734 euros bruts, complétés par 527 euros de l’Agirc-Arrco, soit un total de 1 261 euros. Une somme correcte pour des carrières stables, mais insuffisante en cas de temps partiel ou d’interruptions.
Un fossé qui interroge
Ce panorama met en lumière une réalité brutale : en 2025, le montant de la pension dépend plus que jamais du régime d’affiliation. Entre les privilèges des régimes spéciaux et la pauvreté persistante des agriculteurs ou indépendants, la question de l’équité du système reste entière.


Les chiffres que vous mettez sont faux. Vous dites quand 2023, les pensions de retraite faisaient 1541 € net. Je suis en retraite depuis février 2023 ,ayant travaillée 43 ans et avoir eu 950€ de pensions. A ce jour, je suis à 1170€ de pensions. La somme est loin de se que vous mettez !!! (Cherchez l’erreur )
je vous approuve madame ce n est que des mensonges
Moi ça va , j ai une retraite de 2000 euros , j ai fini petit cadre à la sncf
La retraite de la CARSAT est bien de 1170 euros , sachez que la retraite compris les complémentaires , la réversion , est plafonnée a 1760 euros environs la différence vas a ou ? et ceux depuis 2004 , les syndicats , les politiciens d’oppositions aux abonnés absents ,
suite à la réforme des retraite du PRIVE ! soit moins de 460 euros MENSUELLE perso. il se dit que Monsieur Jospin avez créer une cagnotte ?