Beaucoup pensent qu’ouvrir une assurance-vie après 70 ans n’a plus aucun intérêt. Erreur ! En matière de succession, ce contrat peut encore faire la différence, même à un âge avancé. Vous êtes retraité ? Vous avez épargné toute votre vie et souhaitez préparer l’avenir de vos proches ? Voici ce qu’il faut savoir avant d’écarter trop vite cette solution.
Oubliez les idées reçues : l’assurance-vie reste un outil puissant, même tardivement
Ce que certains ignorent, c’est qu’une assurance-vie n’est pas qu’un placement financier. C’est aussi un véritable outil de transmission patrimoniale, modulable et souple :
- Vous restez libre d’en disposer à tout moment
- Vous pouvez choisir vos bénéficiaires, les modifier quand bon vous semble
- Et surtout, les sommes versées échappent partiellement ou totalement aux droits de succession
Le piège des 70 ans : ce qui change vraiment
Certes, 70 ans est un cap fiscal important. C’est à partir de cet âge que les avantages fiscaux classiques de l’assurance-vie commencent à se réduire. Mais pas à disparaître.
👉 Avant 70 ans :
Chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 €, sans aucune taxation.
👉 Après 70 ans :
- L’abattement devient global : 30 500 € partagés entre tous les bénéficiaires
- Mais les intérêts et plus-values générés par le contrat sont toujours exonérés
En clair, plus le contrat performe avec le temps, plus la part exonérée augmente.
Ce que la fiscalité ne dit pas : le rôle de la stratégie
Bien plus que l’âge, ce sont le nombre de bénéficiaires, le lien de parenté et la façon dont les versements sont effectués qui comptent.
Par exemple :
- Un enfant bénéficie en plus d’un abattement de 100 000 € sur la succession classique
- Multiplier les bénéficiaires permet de répartir l’abattement fiscal global plus efficacement
- Des versements progressifs et cohérents évitent toute contestation juridique après le décès
Gare aux erreurs : ce que certains héritiers tentent de faire annuler
L’assurance-vie est souvent attaquée par des héritiers insatisfaits. En cause ?
- Des sommes disproportionnées versées tardivement
- L’exclusion d’un héritier légal
- Des bénéficiaires désignés trop récemment
Résultat : certains tribunaux requalifient le contrat en “donation déguisée”, avec à la clé une fiscalité bien plus lourde.
👉 Pour l’éviter :
- Ne versez pas de montants démesurés juste avant votre décès
- Consultez un notaire ou un professionnel de la gestion de patrimoine
Alors, faut-il encore ouvrir un contrat après 70 ans ?
✔️ Oui, si vous avez du capital à transmettre
✔️ Oui, si vous avez plusieurs bénéficiaires ou des proches éloignés
✔️ Oui, si vous cherchez une solution souple, fiscalement intelligente, et bien encadrée
👉 Mais faites-le en connaissance de cause, et avec un bon accompagnement.