Crédits immobiliers : les ménages aisés toujours bloqués, le ministre s’engage

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Les conditions d’accès au financement d’un bien immobilier font débat. Malgré des revenus solides, certains foyers se heurtent encore aux refus bancaires. Le ministre du Logement compte bien faire bouger les lignes.

Des ménages aisés privés de crédit

La situation peut sembler paradoxale. Des ménages aux revenus confortables, avec 10 000 euros mensuels par exemple, essuient des refus de financement. La raison ? Un taux d’endettement déjà trop important.

Cette réalité touche des profils financièrement stables. Les banques appliquent des critères stricts qui bloquent l’accès à un crédit supplémentaire, même pour des emprunteurs solvables.

Vincent Jeanbrun veut changer la donne

Le ministre du Logement juge les règles actuelles trop rigides. Vincent Jeanbrun souhaite ouvrir des discussions avec le ministre de l’Économie, les établissements bancaires et la Banque de France.

Son objectif est clair : “Il faut que les Français et les Françaises aient accès à nouveau au crédit immobilier. À travers des prêts à taux zéro. Mais aussi plus largement.”

Le ministre veut notamment étendre l’usage des prêts à taux zéro. Il questionne également certaines pratiques bancaires, comme la gestion du leasing social.

Un cadre réglementaire contraignant depuis 2022

Depuis le 1er janvier 2022, le taux d’effort maximum est fixé à 35% des revenus nets avant impôts. Cette limite s’impose à tous les nouveaux emprunteurs.

La durée des prêts ne peut excéder 25 ans. Des exceptions permettent toutefois d’atteindre 27 ans dans certains cas précis.

Une marge de manœuvre existe

Les banques disposent d’une certaine flexibilité. Elles peuvent déroger aux critères standard pour 20% de leur production de nouveaux crédits, sous conditions spécifiques.

Cette marge permet d’adapter les décisions à des situations particulières. Mais elle reste limitée face aux demandes croissantes.

Un marché sous tension

La remontée des taux d’intérêt complique les projets d’acquisition. En août 2026, le taux moyen des nouveaux crédits atteignait 3,32%.

Sur les douze mois précédant fin août 2026, 951 000 ventes de logements anciens ont été recensées. Les experts anticipent un ralentissement avec environ 920 000 transactions d’ici la fin de l’année.

Le régulateur maintient sa position

Le 15 septembre 2026, le Haut Conseil de Stabilité Financière a reconduit les règles existantes. L’institution estime que les plafonds protègent à la fois les emprunteurs et les établissements bancaires.

Cette décision intervient malgré les pressions pour assouplir les conditions. Le HCSF privilégie la stabilité du système financier.

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