Budget 2027 : humiliation pour Lecornu, l’Assemblée nationale lui inflige un revers historique

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Un coup de tonnerre dans l’hémicycle. Les députés viennent d’infliger un cinglant désaveu au gouvernement en balayant d’un revers de main le projet de budget de l’État pour 2027. Cette décision historique, marquée par une rare unanimité des groupes parlementaires, témoigne de la profondeur de la crise politique actuelle.

Un rejet massif qui fait consensus

Après une dizaine de jours de débats houleux, l’Assemblée nationale a enterré le texte budgétaire. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 458 parlementaires ont voté contre le projet, toutes sensibilités politiques confondues.

Seules deux abstentions, issues du groupe communiste et ultramarin, ont été enregistrées. Même les formations soutenant habituellement l’exécutif ont rejoint le front du refus, marquant ainsi l’ampleur du désaccord.

Le Sénat prochaine étape du parcours législatif

Le texte poursuivra néanmoins son chemin institutionnel. Le 20 novembre prochain, la Chambre haute examinera la version initiale du budget, celle qui n’a pas été amendée par les députés.

Des modifications profondes contestées par l’exécutif

Les parlementaires ont profondément remanié le projet gouvernemental. L’objectif initial visait à contenir le déficit à 5 % du PIB en 2027, mais cette ambition a été mise à mal par les votes successifs.

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Plusieurs mesures d’économies ont sauté lors des débats. L’abattement destiné aux retraités et les surtaxes prévues pour les grandes entreprises figurent parmi les dispositions supprimées par l’Assemblée.

Un déficit virtuel en forte hausse

David Amiel, ministre des Comptes publics, a tiré la sonnette d’alarme. Selon ses calculs, le déficit virtuel grimperait à 5,9 % du PIB si l’on retenait les amendements votés par les députés.

Les oppositions fustigent l’action gouvernementale

Les critiques fusent de toutes parts. Éric Coquerel, représentant de La France Insoumise, a qualifié le budget de non-crédible, pointant du doigt les incohérences du texte proposé.

Estelle Mercier, députée socialiste, a dénoncé une politique fiscale déséquilibrée. Elle a critiqué le gouvernement pour avoir enrichi les riches tout en appauvrissant l’État, selon ses propres termes.

Du côté du Rassemblement national, Jean-Philippe Tanguy a accusé l’exécutif de faire croire que le Parlement peut réécrire le budget, dénonçant une forme de théâtre politique.

Le spectre du 49.3 plane sur les débats

Face à cette impasse, David Amiel a lancé un appel au dialogue. Le ministre plaide pour un compromis dépassionné, en écartant toute influence de la prochaine élection présidentielle sur les négociations.

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Une majorité introuvable sans concessions

L’article 49.3 de la Constitution pourrait permettre au gouvernement de passer en force. Cette option reste cependant périlleuse : elle nécessiterait la non-censure du Rassemblement national ou du Parti socialiste.

À ce stade, seul le groupe d’extrême droite a manifesté des signes d’ouverture potentielle. Les autres formations maintiennent leur opposition ferme à l’architecture budgétaire proposée par l’exécutif.

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