L’Assemblée nationale a marqué un tournant en votant deux mesures fiscales majeures touchant directement le quotidien des Français. Entre pouvoir d’achat et loisirs, les élus ont tranché contre l’avis du gouvernement.
Une baisse historique pour alléger les factures d’électricité
Les parlementaires ont adopté une proposition visant à réduire la TVA sur l’électricité à 5,5 % pour l’ensemble des consommateurs. Le scrutin a réuni 43 voix favorables, contre seulement 13 oppositions et 4 abstentions.
Cette diminution concerne aussi bien l’abonnement que la consommation effective. Les ménages français pourraient ainsi constater une baisse sensible de leurs dépenses énergétiques dans les mois à venir.
Un soutien aux familles et aux entreprises
Le député communiste Nicolas Sansu défend activement cette mesure. Il souligne qu’elle bénéficiera particulièrement aux familles modestes et aux PME, avec un gain estimé entre 250 et 300 euros.
Malgré cet enthousiasme, l’exécutif exprime de vives réticences. Le gouvernement redoute un impact budgétaire considérable, évalué dans une fourchette allant de 1,5 à 15 milliards d’euros pour les finances publiques.
La télévision payante échappe à une hausse contestée
Dans un second vote, les députés ont massivement rejeté le projet de doublement de la TVA sur les abonnements de télévision payante. L’amendement proposait de passer le taux de 10 % à 20 %.
Le refus s’est exprimé clairement avec 45 voix contre cette augmentation, face à 15 voix favorables. Un large front parlementaire s’est constitué pour bloquer cette mesure.
Une coalition inédite contre la hausse
Le Rassemblement national, les communistes, Renaissance et les socialistes ont uni leurs forces pour rejeter cette disposition. Cette convergence illustre l’opposition transpartisane face à une mesure jugée pénalisante pour les consommateurs.
Canal+ se trouve directement visé par ce projet, puisque ses offres bénéficient actuellement du taux réduit de 10 %. Le président de la chaîne, Maxime Saada, avait vivement contesté cette initiative.
Des menaces d’augmentation et de suppressions d’emplois
Face au projet initial, Canal+ n’avait pas caché ses intentions. Le groupe menaçait d’augmenter ses tarifs d’abonnement et d’engager un plan social en cas d’adoption de la hausse.
L’exécutif comptait pourtant sur cette mesure pour générer 400 millions d’euros de recettes supplémentaires pour l’État. Cet argument budgétaire n’a finalement pas convaincu la majorité des parlementaires.

