Au Pays basque espagnol, une bataille judiciaire vient de s’achever en faveur d’une professionnelle du secours. Cette affaire met en lumière les difficultés rencontrées par les salariés pour faire valoir leurs droits face à des calculs complexes de temps de travail. Un combat acharné qui illustre l’importance d’une comptabilisation rigoureuse des heures effectuées.
Un différend autour des heures supplémentaires
Une conductrice d’ambulance a décidé de porter plainte contre son entreprise pour réclamer le paiement d’heures supplémentaires. La professionnelle estimait avoir travaillé bien au-delà de ses obligations contractuelles depuis son embauche le 20 mai 2021.
L’enjeu portait sur la période s’étendant du jour de son recrutement jusqu’au 31 décembre 2021. Selon ses relevés, elle avait accumulé 1 140 heures de travail durant ces quelques mois d’activité.
Un premier refus du tribunal
Le tribunal de première instance a rejeté la demande de l’ambulancière. Les magistrats ont effectué leurs propres calculs et ont conclu qu’elle devait accomplir 1 155 heures sur la période concernée.
Cette décision initiale estimait donc qu’aucune heure supplémentaire ne pouvait être réclamée. Un verdict qui ne satisfaisait pas la salariée, convaincue d’avoir été lésée dans ses droits.
Des méthodes de calcul contestées
La professionnelle a immédiatement contesté cette analyse. Elle a démontré que le calcul devait s’effectuer au prorata de son temps de présence effective dans l’entreprise.
La convention collective prévoit 1 712 heures de travail annuelles. Or, la période réellement travaillée ne représentait que 226 jours, et non une année complète.
La Haute Cour rétablit la justice
En recalculant précisément les obligations contractuelles, le temps de travail exigible s’établissait à 1 060 heures seulement. Cette nouvelle évaluation changeait radicalement la donne.
La Haute Cour de Justice a tranché en faveur de l’ambulancière. Les juges ont reconnu qu’elle avait effectivement réalisé 80 heures supplémentaires non rémunérées.
Une compensation financière partielle
L’entreprise se voit contrainte de verser 2 363,20 euros avec intérêts à son ancienne employée. Cette somme représente environ la moitié du montant initialement réclamé par la salariée.
Celle-ci avait sollicité 4 422,56 euros pour l’ensemble de ses heures supplémentaires. Bien que partielle, cette victoire judiciaire valide le principe de sa réclamation et reconnaît un travail non compensé.

