La métropole toulousaine continue d’attirer acheteurs et locataires dans un marché immobilier en pleine évolution. Les dernières données d’octobre 2026 révèlent des tendances contrastées entre maisons et appartements, tant à l’achat qu’à la location. L’attractivité de la ville rose se confirme, portée notamment par sa population étudiante et la recherche d’espaces plus spacieux.
Une hausse confirmée pour les maisons
Les maisons individuelles affichent un prix moyen de 4 129 euros le mètre carré en octobre 2026. Cette valeur marque une progression de 0,36% par rapport au mois précédent, confirmant une tendance haussière sur ce segment.
Cette dynamique s’explique principalement par la demande soutenue des familles en quête de volumes plus généreux. Les zones périphériques concentrent l’essentiel des transactions, la raréfaction du foncier constructible renforçant la pression sur les prix.
Les appartements marquent le pas
Du côté des appartements, le marché observe une légère correction. Le tarif moyen s’établit à 3 565 euros par mètre carré, en retrait de 0,11% comparé à septembre 2026.
Cette stabilisation intervient après plusieurs mois de fortes hausses. Elle témoigne d’un rééquilibrage du marché, même si l’écart avec les maisons reste significatif : 564 euros par mètre carré séparent désormais ces deux types de biens.
Le locatif dopé par les étudiants
Sur le front locatif, les appartements dominent largement. Avec un loyer moyen de 15,40 euros par mètre carré, ils enregistrent une augmentation de 0,65% en un mois.
Cette tension locative s’explique notamment par la présence de 130 000 étudiants dans la métropole. Les petites et moyennes surfaces demeurent particulièrement prisées des investisseurs, qui y trouvent une rentabilité attractive.
Les maisons affichent plus de stabilité
Contrairement aux appartements, les maisons en location maintiennent un tarif stable à 12,70 euros le mètre carré. Une offre légèrement plus fournie permet de contenir les prix dans ce segment.
L’écart entre les deux types de logements atteint ainsi 2,70 euros par mètre carré, les appartements restant plus onéreux. Cette différence illustre les réalités distinctes de ces deux marchés locatifs.
Un marché sous tension persistante
Les données de SeLoger et MeilleursAgents.com confirment une tension durable sur l’ensemble du marché immobilier toulousain. Les investissements continuent de privilégier les surfaces réduites, garantissant une meilleure rotation locative.
La rareté du foncier disponible pour la construction de maisons individuelles maintient une pression constante sur ce segment. Cette situation favorise mécaniquement l’écart de valorisation avec les appartements.

