Fiscalité du capital : la flat tax vers un record historique de 41,4%

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Le débat sur le financement de la protection sociale prend un tournant décisif. Alors que les parlementaires examinent le budget de la Sécurité sociale pour les prochaines années, la fiscalité du capital revient sur le devant de la scène avec des propositions chocs qui pourraient bouleverser l’équilibre actuel.

Un projet de loi sous haute tension

La commission des affaires sociales a entamé l’analyse du projet de loi de financement de la sécurité sociale. L’objectif affiché se veut ambitieux : diviser par deux le déficit d’ici 2027.

Ce texte exige des sacrifices considérables de la part des retraités et des assurés sociaux. Pas moins de 1 600 amendements ont été déposés, témoignant de l’intensité des débats parlementaires.

Le capital dans le viseur des députés de gauche

Plusieurs formations politiques ciblent directement les revenus du capital pour renflouer les caisses de la Sécurité sociale. Les propositions d’augmentation de la CSG et de la flat tax se multiplient.

La France Insoumise veut porter la CSG à 12%

Un amendement insoumis préconise d’augmenter la contribution sociale généralisée de 1,4 point sur les revenus du capital. Cette mesure ferait grimper la CSG à 12%, ce qui porterait la flat tax totale à 32,8%.

Les communistes suggèrent une hausse drastique

Les députés communistes vont encore plus loin. Leur amendement propose une augmentation spectaculaire de 10 points de la CSG sur le capital, qui atteindrait alors 19,6%.

Cette modification radicale propulserait la flat tax à 41,4%, un niveau inédit qui bouleverserait l’attractivité fiscale française.

Une fiscalité déjà alourdie en 2026

Il faut rappeler que la flat tax a déjà subi une augmentation en 2026. Le taux global s’établit désormais à 31,4%, avec des cotisations sociales fixées à 18,6%.

Ces nouvelles propositions viendraient donc s’ajouter à un alourdissement fiscal récent, suscitant des inquiétudes chez les épargnants et investisseurs.

Des contreparties pour les actifs modestes

En parallèle, certains amendements prévoient des allégements pour d’autres catégories. Une réduction de la CSG sur les revenus d’activité est envisagée pour certains groupes.

Le taux passerait de 9,2% à 4,6%, offrant un gain de pouvoir d’achat aux bénéficiaires de cette mesure.

Le gouvernement avait déjà évoqué une hausse à 36%

Les discussions actuelles font écho à des propositions gouvernementales antérieures. L’exécutif avait évoqué un passage potentiel de la flat tax à 36%.

Ces débats illustrent la difficulté de trouver un équilibre entre réduction du déficit et maintien de l’attractivité fiscale du territoire. Les semaines à venir s’annoncent décisives pour l’avenir de la fiscalité du capital en France.

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