Budget 2027 : l’exécutif perd 3,7 milliards après revers en commission

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Les couacs se multiplient pour l’exécutif. Alors que le projet de loi de finances pour 2027 s’apprête à être débattu dans l’hémicycle, la Commission des finances vient d’infliger un sérieux revers au gouvernement. Les principales mesures d’économies envisagées ont été balayées, fragilisant encore davantage la stratégie budgétaire de l’exécutif.

Un camouflet pour l’exécutif en commission

Le 7 octobre, la Commission des finances a pris des décisions lourdes de conséquences. Les parlementaires ont d’abord supprimé l’article liminaire du projet, celui qui définit le cadre macroéconomique pour l’année à venir.

Cette première salve a été suivie par le rejet en cascade de plusieurs mesures clés. Le gouvernement encaisse ainsi un coup dur qui compromet sérieusement son équilibre budgétaire.

La fiscalisation des indemnités journalières abandonnée

Les députés ont refusé de taxer les indemnités journalières versées pour les affections de longue durée ou les accidents du travail. Cette mesure devait rapporter pas moins de 1,5 milliard d’euros aux comptes publics.

L’annulation de cette disposition représente un manque à gagner considérable pour le Trésor. Le gouvernement doit désormais trouver d’autres sources d’économies pour compenser ce rejet.

Les indemnités de licenciement préservées

Autre revers : la commission a également écarté la réduction d’une niche fiscale concernant les indemnités de licenciement. L’exécutif comptait économiser 800 millions d’euros grâce à cette mesure.

Les retraités épargnés par une alliance inattendue

Le projet prévoyait la suppression de l’abattement de 10% sur l’impôt sur le revenu dont bénéficient les retraités. Cette disposition aurait permis de récupérer 1,4 milliard d’euros.

Les députés du Rassemblement national et de La France insoumise se sont unis pour torpiller cette mesure. Cette alliance contre-nature illustre les difficultés du gouvernement à rassembler une majorité cohérente.

Un débat parlementaire sous haute tension

Le 13 octobre, l’ensemble des députés examineront le projet de budget en séance plénière. Malgré les rejets en commission, c’est bien le texte initial du gouvernement qui servira de base aux discussions.

La commission est présidée par Éric Coquerel, député de La France insoumise, tandis que Philippe Juvin, membre des Républicains, en assure le rapport. Cette configuration politique ne facilite pas la tâche de l’exécutif.

L’objectif de 5% de déficit menacé

Le projet vise à contenir le déficit public à 5% du PIB. Mais avec ces rejets successifs, cet objectif devient difficile à atteindre sans revoir profondément la copie.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu marche sur un fil. Il doit trouver un équilibre précaire pour éviter une censure parlementaire, dans un contexte marqué par des tensions sociales et la crainte d’une crise financière.

Un consensus introuvable

Les blocages en commission révèlent l’ampleur des difficultés à venir. Le gouvernement peine à convaincre et à fédérer autour de sa vision budgétaire.

Les prochains jours s’annoncent décisifs pour l’exécutif. Il devra naviguer entre les exigences des différents groupes parlementaires et la nécessité de redresser les finances publiques.

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