Le gouvernement dévoile les grandes lignes de son projet de budget pour 2027. Entre rigueur budgétaire et mesures sociales ciblées, l’exécutif tente de maintenir le déficit public sous la barre des 5%. Au programme : des efforts demandés à certaines catégories de Français, mais aussi des dispositifs d’aide revalorisés et de nouvelles opportunités fiscales pour les familles.
Un nouveau prêt à taux zéro pour les jeunes parents
Le projet de loi de finances introduit un PTZ “parentalité” inédit. Ce dispositif s’adresse aux ménages qui attendent un enfant ou qui ont un enfant de moins de trois ans.
L’accès à ce prêt reste conditionné aux ressources du foyer. Cette mesure vise à soutenir les familles dans leurs projets d’acquisition immobilière durant une période clé de leur vie.
Des retraités fortement sollicités
Les seniors constituent une variable d’ajustement majeure de ce budget. L’État compte sur une contribution de 5,5 milliards d’euros de la part des retraités.
Cette ponction significative s’inscrit dans l’objectif global de réduction du déficit. Elle suscite déjà des interrogations sur la répartition de l’effort budgétaire entre les générations.
Fiscalité de l’impôt sur le revenu : un geste pour 20 millions de foyers
Le barème de l’impôt sur le revenu bénéficiera d’une revalorisation de 2,1%. Cette indexation permet d’éviter une hausse mécanique d’impôt pour environ 20 millions de ménages français.
Environ 500 000 foyers échapperont ainsi à l’entrée dans l’impôt. Certains contribuables pourraient même constater une diminution de leur charge fiscale.
Les arrêts maladie davantage taxés
Le gouvernement renforce la fiscalisation des arrêts maladie. Cette mesure vise à générer des recettes supplémentaires tout en incitant à limiter l’absentéisme.
Les indemnités journalières seront donc davantage soumises à l’impôt. Une décision qui pourrait peser sur les salariés en situation de santé fragile.
Allocations logement maintenues à niveau constant
Les aides personnalisées au logement ne connaîtront pas de revalorisation. Le gouvernement opte pour un gel des APL dans le cadre de ses économies budgétaires.
Cette décision impacte directement le pouvoir d’achat des locataires les plus modestes, notamment dans les zones où les loyers continuent d’augmenter.
Minimas sociaux : revalorisation sélective
Le RSA, le minimum vieillesse et l’AAH seront revalorisés à l’inflation en avril. Ces minimas sociaux préservés suivent donc l’évolution du coût de la vie.
En revanche, les allocations familiales et la prime d’activité restent gelées. L’allocation de rentrée scolaire fait l’objet d’un recentrage sur les bénéficiaires prioritaires.
Chèque énergie : 100 000 nouveaux bénéficiaires
Le système d’identification des foyers éligibles au chèque énergie s’améliore. Cette optimisation permet à 100 000 bénéficiaires supplémentaires d’accéder à cette aide.
Le dispositif gagne ainsi en efficacité en atteignant davantage de ménages précaires confrontés à la précarité énergétique.
Dons familiaux : des abattements considérablement relevés
Les transmissions familiales bénéficient d’un cadre fiscal plus avantageux. L’abattement pour dons d’argent grimpe jusqu’à 50 000 euros pour certains donateurs.
Une réduction temporaire des droits de donation à 6% s’applique dans la limite de 100 000 euros. Ce taux descend même à 5% si le bénéficiaire s’engage à reverser une partie à une association caritative.
Les plafonds selon les liens familiaux
Un enfant peut recevoir jusqu’à 100 000 euros par parent tous les quinze ans. Pour un petit-enfant, le montant maximal s’établit à 31 865 euros par bénéficiaire.
Les neveux et nièces peuvent bénéficier d’un don de 7 967 euros. Ces seuils définissent le cadre des transmissions familiales exonérées ou à fiscalité réduite.

