L’exécutif vient de trancher sur une question fiscale majeure qui concerne des millions de contribuables. Alors que la tentation d’un gel aurait pu rapporter plusieurs milliards d’euros aux caisses de l’État, une autre voie a été privilégiée pour préserver le pouvoir d’achat des Français.
Une revalorisation plutôt qu’un gel du barème fiscal
L’État a choisi de ne pas bloquer l’évolution du barème de l’impôt sur le revenu. Cette décision s’appliquera pour l’année 2027.
Le barème fiscal connaîtra une hausse de 2,1%. Cette indexation permet d’ajuster les tranches d’imposition face à l’évolution générale des prix.
Un bouclier fiscal pour des millions de foyers
Cette actualisation protège approximativement 20 millions de ménages d’une ponction fiscale supplémentaire. Sans cet ajustement, leur facture fiscale aurait automatiquement augmenté.
Les ménages aux ressources limitées bénéficient particulièrement de cette mesure. Près de 500 000 foyers aux revenus modestes échapperont ainsi à l’entrée dans le système d’imposition.
L’enjeu financier s’avère considérable. Le gouvernement estime à environ 4 milliards d’euros le montant de la hausse d’impôt évitée par cette revalorisation.
Les nouvelles tranches d’imposition détaillées
Le barème applicable aux revenus de 2027
La première tranche reste exonérée d’impôt. Les revenus jusqu’à 11 844 euros bénéficient d’un taux à 0%.
La tranche à 11% s’applique ensuite aux revenus compris entre 11 845 et 30 200 euros. La tranche intermédiaire taxe à 30% les revenus de 30 201 à 86 353 euros.
Les revenus plus élevés subissent une imposition progressive. Un taux de 41% frappe les revenus de 86 354 à 185 737 euros, tandis que la tranche maximale de 45% concerne les revenus dépassant 185 737 euros.
Qui échappe à l’impôt en fonction de sa situation familiale ?
Les plafonds varient significativement selon la composition du foyer. Une personne seule reste non imposable si ses revenus n’excèdent pas 17 960 euros.
Un couple sans enfant franchit le seuil d’imposition au-delà de 33 545 euros de revenus annuels. La présence d’un enfant élève ce plafond à 39 470 euros.
Les familles avec deux enfants bénéficient d’un seuil encore plus favorable. Elles échappent à l’impôt jusqu’à 45 390 euros de revenus.
Les parents isolés profitent d’une protection renforcée. Un célibataire élevant seul un enfant reste non imposable avec des revenus inférieurs à 29 800 euros.
Des ajustements encore possibles
Ces estimations constituent une base de calcul préliminaire. Elles n’intègrent pas les dispositifs de réduction et de crédit d’impôt dont peuvent bénéficier les contribuables.
L’ajustement définitif dépendra d’un facteur économique crucial. L’inflation constatée en 2026 déterminera les paramètres fiscaux finaux appliqués l’année suivante.

