Le gouvernement évite 4 milliards d’impôts supplémentaires pour protéger 500 000 foyers

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Le gouvernement s’apprête à protéger le pouvoir d’achat de millions de Français face à l’inflation. Une mesure phare du nouveau projet de loi de finances prévoit d’ajuster les seuils d’imposition pour préserver les contribuables d’une ponction fiscale supplémentaire. Cette décision intervient dans un contexte où le gel des tranches avait été envisagé pour renflouer les caisses de l’État.

Un bouclier fiscal pour 20 millions de ménages

Le projet gouvernemental vise à ajuster automatiquement les tranches de l’impôt sur le revenu en fonction de l’inflation prévue. L’augmentation attendue s’élève à 2,1%, correspondant à l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac entre 2025 et 2026.

Sans cette indexation, 500 000 foyers supplémentaires basculeraient dans l’imposition. Au total, 20 millions de ménages bénéficieront de cette protection contre une hausse automatique de leur contribution fiscale.

Les promesses du gouvernement sur la fiscalité

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a fermement défendu cette orientation lors de ses déclarations publiques. “Nous proposerons l’indexation du barème de l’impôt sur le revenu sur l’inflation complète, pas en partie. Il est hors de question de geler ce qu’on appelle le barème”, a-t-elle affirmé.

La responsable gouvernementale précise que cette mesure pourrait même générer “une petite baisse d’impôt (…) parce que vous augmentez légèrement l’ensemble des tranches sur la base de l’inflation”.

Un revirement par rapport aux projets antérieurs

L’année précédente, l’exécutif avait envisagé une stratégie radicalement différente. Le gel du barème fiscal figurait parmi les pistes explorées pour générer 2 milliards d’euros de recettes supplémentaires.

Cette option aurait contraint 200 000 foyers supplémentaires à s’acquitter de l’impôt sur le revenu. Finalement, le gouvernement avait opté pour une revalorisation limitée de 0,9% du barème pour 2026.

Un enjeu budgétaire de 4 milliards d’euros

L’indexation complète sur l’inflation représente un manque à gagner considérable pour les finances publiques. Le Trésor renonce ainsi à 4 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires.

Cette décision s’inscrit dans un équilibre délicat entre assainissement des comptes publics et préservation du pouvoir d’achat des contribuables. Le gouvernement privilégie désormais la protection des ménages face à l’érosion monétaire.

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