Depuis janvier 2026, un dispositif inédit permet aux jeunes parents de prolonger leur temps auprès de leur nouveau-né. Mais la mise en œuvre de cette mesure sociale se heurte à d’importants dysfonctionnements administratifs qui laissent des milliers de familles dans l’attente.
Un dispositif ambitieux pour accompagner les naissances
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a instauré un congé supplémentaire de naissance qui s’ajoute aux congés de maternité ou de paternité existants. Les parents peuvent désormais bénéficier de deux mois additionnels pour s’occuper de leur enfant.
L’indemnisation suit un barème dégressif : 70% du salaire brut le premier mois, puis 60% pour le second. Le montant reste toutefois plafonné à 4 005 euros mensuels, selon les seuils de la Sécurité sociale en vigueur cette année.
Des dossiers incomplets qui ralentissent tout
La Caisse nationale de l’Assurance maladie verse les indemnités à terme échu. Lorsque les documents sont complets, le délai moyen s’établit à 11 jours environ.
Une majorité de demandes problématiques
Mais la réalité du terrain révèle une situation préoccupante. Deux dossiers sur trois nécessitent des pièces complémentaires pour être traités. Par ailleurs, 20% des formulaires arrivent incomplets aux services de la CPAM.
Sans les justificatifs requis, les agents doivent relancer employeurs et assurés. Ces échanges rallongent considérablement les délais de traitement et retardent d’autant les versements.
Un afflux de demandes sans précédent
Les caisses primaires d’assurance maladie ont enregistré 110 000 demandes depuis l’entrée en vigueur du dispositif. Cette masse de dossiers s’explique par un effet de rattrapage massif.
Le congé concerne en effet tous les enfants nés depuis le 1er janvier 2026. Or, le mécanisme n’est opérationnel que depuis juillet. Les organismes sociaux doivent donc traiter simultanément les demandes rétroactives et les nouvelles sollicitations.
L’appel à la patience pour les familles
Cette situation met les jeunes parents dans une position délicate. Beaucoup voient leurs attentes se prolonger pour recevoir les sommes qui leur sont dues.
Face à ces difficultés, les autorités recommandent aux bénéficiaires de faire preuve de patience. La régularisation progressive des dossiers devrait permettre d’améliorer les délais dans les semaines à venir.

