Des millions de retraités français perçoivent une pension complémentaire via l’Agirc-Arrco. Cette allocation fait l’objet d’une revalorisation annuelle dont les modalités et le calendrier obéissent à des règles précises. Entre inflation, négociations sociales et calculs techniques, le mécanisme peut sembler complexe.
Décryptage des enjeux et du fonctionnement de cette revalorisation qui impacte directement le pouvoir d’achat de nombreux seniors.
Un calendrier de revalorisation fixe et prévisible
Chaque année, la revalorisation intervient à une date précise : le 1er novembre. Les retraités constatent cette augmentation dès le versement suivant.
Concrètement, le nouveau montant apparaît sur le virement du 2 novembre. Si cette date tombe un week-end, le paiement est effectué le 3 novembre.
Une méthode de calcul encadrée par les partenaires sociaux
Le rôle central du conseil d’administration
Le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco fixe annuellement le taux de revalorisation. Cette décision s’appuie principalement sur l’évolution de l’inflation.
Les discussions se tiennent généralement fin septembre ou début octobre, soit quelques semaines avant l’application effective.
Le mécanisme du facteur de soutenabilité
L’accord national interprofessionnel du 5 octobre 2023 a posé un cadre strict. La revalorisation se base sur l’inflation hors tabac, avec une déduction systématique.
Un “facteur de soutenabilité” retire automatiquement 0,4 point au taux d’inflation. L’écart entre l’indice des prix et la valeur de service du point ne peut dépasser cette limite.
Une garantie importante protège les retraités : “La valeur de service du point ne peut diminuer en valeur absolue.”
Les blocages de la négociation collective
Le système repose sur un consensus entre syndicats et patronat. Sans accord, la revalorisation peut être gelée, comme ce fut le cas en 2025.
Cette absence de compromis a privé les retraités d’une augmentation pourtant attendue dans un contexte inflationniste.
Perspectives pour la revalorisation 2026
Les prévisions de l’Insee
L’Institut national de la statistique anticipe une hausse des prix de 2,1% en 2026. Hors tabac, cette progression atteindrait 2%.
Après application du facteur de soutenabilité de 0,4 point, la valeur de référence s’établit à 1,6%.
Une fourchette de revalorisation probable
Les discussions du conseil d’administration devraient déboucher sur une revalorisation comprise entre 1,2% et 2%. Le taux définitif dépendra des négociations à venir.
Les partenaires sociaux se réuniront à l’automne 2026 pour trancher cette question cruciale pour le pouvoir d’achat des pensionnés.


je ne suis pas encore à la retraite, mais quand j’y pense ils vont faire quoi avec cette augmentation minable .
par contre les déchets qui tourne les pousses sans bossé ….oui ça va bien
Est ce que les petites retraites de <800€ sont elles inclues dans cette augmentation ? car la dernière augmentation de compensation de l'inflation n'a pas eu d'effet sur ces petites retraites. L'équité serait de calculer le pourcentage (2%) sur la valeur moyenne de la retraite, soit environ 2000€ ce qui ferait 40€ d'augmentation . le prix du steak est le même que tu ais 500€ de retraite ou 5000€ de retraite. et non pas calculer 2% sur le montant de ta retraite
2% x 500€= 10€ et 2% x 5000€ =100€
je repete c'est une augmentation pour compenser l'augmentation du cout de la vie (2%)
le même raisonnement doit être tenu pour les augmentations de salaire pour la même raison qui doivent être calculer sur le salaire moyen en France (ou de l'entreprise s'il est plus intéressant )
que font les syndicats CGT et autre. Qui défendent il ? encore des merdeux
Vous avez raison sur le principe : une augmentation en valeur absolue, mais depuis tous temps “on” tient à conserver cette différence, voir à l’augmenter ! D’où l’éternel refrain : plus on en a, plus on en veut.
Un second élément me semble important à signaler : l’indice du coût de la vie retenu qui me semble loin de la réalité, sauf à me démontrer le contraire bien entendu.
Par ailleurs, dans un souci d’égalité, ne pourrait-on pas revoir ce déséquilibre dans le calcul des retraites des salariés du secteur “Public” très nettement avantagés par rapport au secteur “Privé” ? Le prix du steak n’est-il
pas le même ?
Les retraites du public ne sont pas forcément meilleures. Il n’ y a pas ou peu de complémentaire. Les cotisations pour LA complémentaire est apparue en 2005. En ayant cotisé pendant 18a, j’ai moins de 50€ par mois. Comparez avec l’AGIRC ARRCO, svp.