Les placements préférés des Français connaissent des trajectoires contrastées. Alors que certains produits d’épargne réglementée regagnent en attractivité, d’autres poursuivent leur tendance négative. Entre hausses de taux et stratégies financières, le paysage de l’épargne française évolue rapidement.
L’épargne réglementée retrouve un second souffle
Après une période difficile, le Livret A affiche à nouveau des performances positives depuis juillet. Les épargnants ont davantage placé leur argent qu’ils n’en ont retiré, avec un solde positif de 80 millions d’euros.
Cette amélioration s’explique principalement par l’évolution favorable du taux de rémunération. Le passage de 1,5% à 1,7% au 1er août a “légèrement ravivé l’intérêt des épargnants”, selon les observations du marché.
Des performances inégales selon les produits
Le LDDS ne bénéficie pas du même engouement. Ce placement enregistre toujours des sorties nettes, avec 30 millions d’euros de décollecte en juillet. Le LEP traverse également une phase difficile, accusant 90 millions d’euros de retraits nets sur la même période.
Fin juillet, l’encours total des Livrets A et LDDS détenus par les Français s’établissait à 608,4 milliards d’euros. Ce montant considérable témoigne de l’attachement persistant des ménages à ces solutions d’épargne sécurisées.
Protéger ses enfants : les essentiels de l’assurance scolaire
La souscription d’une assurance scolaire devient indispensable pour participer aux activités facultatives proposées par l’école publique. Cantine, sorties pédagogiques et voyages scolaires requièrent cette protection.
Le budget annuel varie généralement entre 10 et 60 euros par enfant. La formule de base combine responsabilité civile et garantie individuelle corporelle, offrant une protection minimale mais essentielle.
Des options complémentaires à étudier
Les parents peuvent opter pour des couvertures étendues. Ces formules enrichies prennent en charge le vol, les activités de loisirs, les accidents survenant hors temps scolaire. Certaines proposent même un accompagnement psychologique en cas de harcèlement.
Avant toute souscription, vérifier les garanties déjà incluses dans l’assurance habitation s’avère judicieux. Cette démarche évite les doublons inutiles. L’attention doit également se porter sur les plafonds d’indemnisation et les franchises applicables.
Acquisition immobilière en couple non marié : anticiper les risques
Les concubins qui achètent ensemble un bien immobilier doivent connaître les implications juridiques. Chaque acquéreur ne possède que la quote-part mentionnée dans l’acte notarié, rien de plus.
Le décès de l’un des partenaires crée une situation délicate. Le survivant ne figure pas parmi les héritiers légaux et peut se retrouver en indivision forcée avec la famille du défunt.
Les solutions pour sécuriser son patrimoine
Même la rédaction d’un testament ne résout pas tout. La transmission de la part du défunt subit une taxation de 60%, un taux particulièrement élevé pour les concubins.
Trois options permettent de mieux se protéger. La première consiste à faire correspondre exactement les quotes-parts aux apports financiers réels de chacun. L’établissement d’une convention d’indivision constitue la deuxième voie.
La solution la plus avantageuse reste le PACS accompagné d’un testament. Le partenaire pacsé bénéficie d’une exonération totale de droits de succession, offrant une protection maximale au conjoint survivant.

