Une réforme majeure du système de retraite se profile à l’horizon 2026. Le mode de calcul de la pension de base va évoluer pour intégrer davantage les parcours familiaux. Si les mères étaient déjà concernées, ce changement va également profiter à une catégorie de pères sous certaines conditions.
Une méthode de calcul revue pour les parents
Le gouvernement modifie les règles de détermination du revenu annuel moyen servant de base au calcul de la pension. Aujourd’hui, le système retient les 25 meilleures années de revenus pour établir ce montant.
Dès le 1er septembre 2026, cette règle évolue en fonction du nombre d’enfants. Les assurés ayant élevé un enfant verront leur pension calculée sur leurs 24 meilleures années. Pour ceux qui en ont eu deux ou plus, le calcul portera sur les 23 années les plus avantageuses.
Qui pourra réellement en profiter ?
Des critères stricts pour les pères
Cette mesure ne s’appliquera pas automatiquement à tous les pères de famille. Pour en bénéficier, ils devront avoir personnellement acquis des droits spécifiques liés à la parentalité.
Plusieurs situations ouvrent cette possibilité : l’éducation d’un enfant, l’adoption, la prise en charge d’un enfant handicapé ou encore la prise d’un congé parental. L’attribution de trimestres d’éducation constitue également un critère d’éligibilité.
Un impact financier variable
Prenons l’exemple d’un père éligible ayant perçu 40 000 euros annuels sur ses 23 meilleures années, puis seulement 20 000 euros les deux années suivantes.
Avec l’ancien système sur 25 ans, son revenu annuel moyen s’établit à 38 400 euros. Avec le nouveau calcul sur 23 ans, ce montant grimpe à 40 000 euros, soit un gain de 1 600 euros sur la base de référence.
Toutefois, l’impact réel sur le montant final de la pension dépendra d’autres paramètres individuels comme la durée de cotisation ou le taux de liquidation.
Des avantages étendus aux carrières longues
La réforme ne s’arrête pas au calcul de la pension. Elle touche également les dispositifs de départ anticipé pour carrière longue.
À partir du 1er septembre 2026, certains droits acquis au titre des enfants pourront s’intégrer dans la durée cotisée requise pour partir plus tôt. Le dispositif prévoit la prise en compte d’un maximum de deux trimestres à cet effet.
Une application au cas par cas
Ces nouvelles dispositions restent étroitement liées aux situations personnelles. Chaque assuré devra vérifier son éligibilité en fonction de son parcours professionnel et familial.
Les caisses de retraite examineront les droits personnels de chacun avant d’appliquer ces règles avantageuses. Une analyse individuelle s’impose donc pour mesurer l’impact concret de cette réforme sur sa future pension.

