L’assurance vie connaît un regain d’attractivité cette année. Alors que le taux moyen des fonds en euros se stabilise autour de 2,63%, certains assureurs proposent des bonus exceptionnels qui peuvent faire grimper la rentabilité jusqu’à 5%. Une aubaine pour les épargnants prêts à investir une partie de leur capital en unités de compte.
Des rendements dopés par des stratégies bonus
Les compagnies d’assurance rivalisent d’ingéniosité pour séduire de nouveaux souscripteurs. Le principe est simple : en acceptant d’investir une partie de son épargne en unités de compte, l’épargnant bénéficie d’un taux bonifié sur ses versements.
Ces offres attractives s’adressent exclusivement aux nouveaux versements. Les montants déjà placés ne profitent pas de ces avantages supplémentaires.
Trois contrats sortent du lot
Essentiel Vie : jusqu’à 5% de rendement
Ce contrat affiche un rendement servi de 3,50% en 2025. Mais les épargnants qui investissent au minimum 5 000 euros avec 30% placés en unités de compte peuvent prétendre à un bonus de 1,50% sur 2026-2027. Le rendement total grimpe ainsi jusqu’à 5%.
Lucya CNP : 5,05% au maximum
L’assureur propose un bonus pouvant atteindre 2,70% pour les années 2026 et 2027. Les conditions exigent un versement minimal de 5 000 euros et une répartition entre 40% et 60% en unités de compte. Le rendement total peut ainsi culminer à 5,05%.
Gaipare : 2,58% net de frais
Cette offre affiche un rendement 2025 de 2,58% net de frais de gestion. Un bonus allant jusqu’à 1,25% s’applique pour 2026-2027, sous condition d’investir au moins 25% en unités de compte.
Les risques à ne pas négliger
Ces bonus séduisants comportent leur lot de contraintes. Les unités de compte, contrairement aux fonds en euros, exposent l’épargnant à un risque de perte en capital. Le placement n’est donc garanti qu’en partie.
Autre point d’attention : tout retrait anticipé avant fin 2026 réduit proportionnellement le bénéfice du bonus. “Les épargnants qui placent de l’argent sur une assurance vie en cours d’année ont peu de chance de le sortir avant le 31 décembre”, rappelle le secteur.
Une fiscalité avantageuse après huit ans
La durée de détention influe directement sur l’imposition des gains. Pour les contrats de moins de huit ans, les intérêts retirés subissent un prélèvement forfaitaire unique de 12,8%.
Au-delà de huit ans, l’avantage fiscal devient significatif. Un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule ou 9 200 euros pour un couple s’applique. Les gains excédentaires sont imposés à 7,5% ou selon le barème de l’impôt sur le revenu.
Optimiser sa stratégie d’investissement
Les frais constituent un élément déterminant de la rentabilité finale. Frais de versement et frais de gestion peuvent amputer significativement les performances annoncées. Une vérification minutieuse s’impose avant toute souscription.
Gauthier Haem, de Yomoni, souligne que l’“assurance vie reste un placement plus intéressant que l’épargne bancaire malgré l’obligation de garder les fonds jusqu’au 31 décembre”.
Les épargnants avisés peuvent multiplier les contrats pour cumuler les bonus offerts par différents assureurs. Cette stratégie permet de diversifier les risques tout en maximisant les avantages fiscaux.

