L’année 2025 s’annonce coûteuse pour les emprunteurs et les propriétaires de résidences secondaires. Entre les hausses de frais bancaires, l’augmentation de la taxe sur les assurances et l’alourdissement de la fiscalité immobilière, plusieurs dispositifs viennent alourdir le budget des Français. Tour d’horizon de ces nouvelles charges qui s’accumulent.
Des frais bancaires toujours plus élevés pour les crédits
MoneyVox vient de publier une étude portant sur 124 établissements bancaires. Les résultats confirment une tendance à la hausse des frais de dossier pour les crédits à la consommation.
Les banques calculent généralement ces frais en proportion du montant emprunté, à hauteur de 1%. Le minimum moyen s’établit désormais à 73 euros, tandis que le plafond moyen atteint 443 euros.
Certains établissements pratiquent des tarifs encore plus élevés, avec des plafonds pouvant grimper jusqu’à 960 euros. Les emprunteurs sollicitant de petits montants sont particulièrement pénalisés par ce système.
Quelques alternatives sans frais
Trois acteurs bancaires se démarquent en proposant des prêts sans frais de dossier : BoursoBank, Hello bank ! et Monabanq.
Par ailleurs, certaines exonérations restent possibles sous conditions spécifiques, selon les profils d’emprunteurs et les établissements.
La contribution attentat en hausse de 30%
Les assurés devront s’acquitter d’une contribution supplémentaire dès 2027. La taxe attentat passera de 6,50 euros à 8,50 euros par contrat, soit une augmentation de 2 euros.
Cette contribution alimente le Fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI). En 2024, le FGTI a indemnisé près de 90 000 victimes pour un montant total approchant les 649 millions d’euros.
Cette hausse vient s’ajouter aux augmentations régulières des cotisations d’assurance que subissent déjà les Français année après année.
Une fiscalité durcie pour les résidences secondaires
Les propriétaires de logements secondaires verront leur surtaxe d’habitation s’alourdir en 2026. Pas moins de 1 666 communes appliqueront cette majoration, ce qui représente 45% des communes autorisées à le faire.
Des taux maximaux dans 688 communes
Parmi ces collectivités, 688 communes choisiront d’appliquer le taux maximal de 60%. Cette surtaxe cible principalement les zones dites « tendues », où la pression immobilière est forte.
Les régions de Bretagne, de Nouvelle-Aquitaine et des Pays de la Loire concentrent le plus grand nombre de communes concernées par ce dispositif.
Cette évolution fiscale risque d’alourdir considérablement la facture pour les détenteurs de résidences secondaires dans les zones touristiques et littorales.

