MaPrimeRénov’ : la climatisation est-elle vraiment éligible ?

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Face aux épisodes caniculaires de plus en plus fréquents, l’installation d’une climatisation devient une priorité pour de nombreux ménages. Mais peut-on bénéficier des aides publiques pour s’équiper ? Les règles de MaPrimeRenov’ sont strictes et méritent d’être décryptées pour optimiser son financement.

La climatisation réversible exclue des aides individuelles

Les pompes à chaleur air-air, plus communément appelées climatisations réversibles, ne figurent pas dans la liste des équipements financés en tant que travaux isolés. Cette exclusion concerne spécifiquement les installations “par geste”, c’est-à-dire réalisées de manière individuelle.

Le dispositif privilégie les solutions de chauffage plus performantes sur le plan énergétique. Les PAC air-eau ou géothermiques restent, elles, éligibles aux subventions classiques.

La rénovation globale : la solution pour obtenir une aide

Une seule voie permet d’obtenir un financement pour une climatisation réversible : l’intégrer dans un projet de rénovation globale. Cette formule impose de combiner plusieurs travaux visant à améliorer significativement la performance énergétique du logement.

« Une pompe à chaleur air-air est dans ce cas éligible si elle est accompagnée d’autres travaux, comme les gestes d’isolation », précise Clément Veyrier.

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Les exigences du bouquet de travaux

Le projet doit obligatoirement inclure au minimum deux gestes d’isolation. Les combinaisons possibles sont variées : isolation des combles avec celle des murs, ou encore remplacement des fenêtres couplé à l’isolation des combles.

L’objectif reste clairement défini : obtenir un gain d’au moins deux classes sur le Diagnostic de Performance Énergétique du logement. Ce critère détermine directement le montant de l’aide accordée.

Des montants variables selon l’ampleur du projet

Le plafond des travaux éligibles varie considérablement selon l’amélioration énergétique réalisée. Pour un gain de deux classes sur le DPE, l’État prend en compte des dépenses jusqu’à 30 000 euros HT.

Ce plafond grimpe à 40 000 euros HT lorsque le logement progresse de trois classes énergétiques ou plus. Un seuil qui permet d’envisager des rénovations ambitieuses.

Un taux de prise en charge adapté aux revenus

Le pourcentage de financement accordé dépend directement de la situation financière du foyer. Les ménages aux revenus très modestes bénéficient d’une couverture de 80 % des dépenses éligibles.

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Les foyers modestes obtiennent 60 %, tandis que les revenus intermédiaires peuvent prétendre à 45 %. Même les ménages aux revenus supérieurs conservent un accès au dispositif, avec une aide de 10 %.

Les Certificats d’Économie d’Énergie en alternative

Pour les personnes souhaitant installer rapidement une climatisation sans attendre un projet de rénovation globale, une autre option existe. Le dispositif des Certificats d’Économie d’Énergie permet de financer partiellement l’équipement.

Cette solution s’avère particulièrement pertinente lors d’épisodes de chaleur extrême. Pour les urgences climatiques, « il est possible de s’orienter vers les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) ».

Les montants proposés restent toutefois inférieurs à ceux de MaPrimeRenov’. Mais l’avantage réside dans la simplicité et la rapidité de mise en œuvre du financement.

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