Dans certaines communes de Saône-et-Loire, le montant de l’impôt sur le revenu atteint des sommets vertigineux. Cinq fois supérieur à la moyenne départementale, ce niveau d’imposition témoigne d’une réalité économique bien particulière : celle des territoires viticoles prospères.
Un écart spectaculaire avec la moyenne départementale
Le département affiche une moyenne d’impôt de 1 363 euros par foyer fiscal, un chiffre inférieur à la moyenne nationale. Pourtant, plusieurs localités se démarquent radicalement de cette tendance.
Les données publiées par MoneyVox, basées sur les chiffres de la Direction générale des Finances publiques, révèlent des disparités saisissantes entre communes.
Le trio de tête dominé par le vignoble
Solutré-Pouilly arrive en tête avec un impôt moyen de 7 665 euros par foyer. Cette commune viticole réputée devance de peu Chevagny-les-Chevrières et ses 7 423 euros.
Dracy-le-Fort complète le podium avec 7 382 euros d’impôt moyen. Ces trois localités partagent un point commun majeur : leur ancrage dans la viticulture bourguignonne.
Fuissé et Vergisson dans le sillage
Deux autres villages viticoles figurent dans le top 5 départemental. Fuissé enregistre un impôt moyen de 6 032 euros, tandis que Vergisson atteint 5 990 euros.
Saint-Martin-sous-Montaigu, commune de l’appellation Mercurey, et Dezize-lès-Maranges complètent ce classement largement dominé par les terroirs viticoles.
La viticulture, moteur d’une prospérité exceptionnelle
Ces chiffres reflètent l’importance économique de l’activité viticole sur ces territoires. Le foncier dédié aux vignes y atteint des valeurs considérables.
Les revenus générés par la production et la commercialisation des vins d’appellation expliquent ces niveaux d’imposition élevés. La renommée des crus bourguignons se traduit directement dans les statistiques fiscales.
Givry, un cas d’école
Avec près de 4 000 habitants, Givry représente la commune la plus peuplée de ce palmarès. L’impôt moyen y s’élève à 5 232 euros par foyer fiscal.
Le niveau de vie médian atteint 32 810 euros, soit 7 840 euros de plus que la médiane départementale. Cette bourgade viticole illustre parfaitement la prospérité générée par les appellations prestigieuses.
Le contraste avec les zones urbaines
À Mâcon, préfecture du sud du département, la situation diffère radicalement. L’impôt moyen ne dépasse pas 1 118 euros par foyer.
Le revenu médian par foyer y atteint seulement 21 200 euros. Ces chiffres soulignent l’écart considérable entre les centres urbains et les villages viticoles prospères du département.
Une méthodologie rigoureuse
L’analyse de MoneyVox couvre l’ensemble des communes françaises. Elle permet de comparer objectivement les niveaux de revenus et d’imposition à travers le territoire national.
Cette cartographie fiscale met en lumière les disparités territoriales et les dynamiques économiques locales qui façonnent les paysages fiscaux français.

