Avec un impôt moyen qui dépasse les 22 000 euros par foyer fiscal, ce petit village isérois de moins de 800 habitants se distingue au niveau national. Un contraste saisissant avec la moyenne départementale qui s’établit sous les 2 000 euros, témoignant d’inégalités territoriales marquées en matière de richesse.
Un record national pour une bourgade de 791 âmes
La Buissière décroche une place inattendue dans le classement des localités françaises les plus imposées. Ses habitants s’acquittent en moyenne de 22 905 euros d’impôt sur le revenu par foyer fiscal.
Ce montant spectaculaire positionne la commune au 7ème rang national, malgré sa population réduite. Le revenu médian affiché s’élève à 29 810 euros, suggérant la présence de quelques contribuables aux revenus particulièrement conséquents.
Une couronne résidentielle fortunée autour de Grenoble
D’autres municipalités périphériques de la métropole grenobloise affichent également des niveaux d’imposition élevés, révélant un territoire prisé par les catégories aisées.
Corenc et Biviers en tête du podium régional
Corenc enregistre un impôt moyen de 9 522 euros par foyer, associé à un revenu médian de 42 470 euros. Cette commune attire particulièrement les cadres supérieurs et ingénieurs.
Biviers suit de près avec 9 358 euros d’imposition moyenne. Ces deux localités concentrent une population au niveau de vie nettement supérieur à la moyenne départementale.
Saint-Ismier et Saint-Nazaire-les-Eymes complètent le tableau
Saint-Ismier affiche un impôt moyen de 7 051 euros, tandis que Saint-Nazaire-les-Eymes se situe à 6 582 euros. Ces chiffres confirment l’attractivité résidentielle de la couronne grenobloise.
Ces communes résidentielles bénéficient d’un cadre de vie recherché et d’une proximité avec le pôle économique de Grenoble.
Grenoble reste en retrait face à sa périphérie
La capitale iséroise présente un profil sensiblement différent. Les Grenoblois versent en moyenne 1 783 euros d’impôt sur le revenu, un montant inférieur à celui de la moyenne départementale.
Cet écart illustre la composition sociologique diverse de la ville-centre, contrastant avec l’homogénéité sociale des communes périurbaines.
Une photographie révélatrice des disparités territoriales
L’Isère affiche une moyenne départementale de 1 963 euros par foyer fiscal, se situant sous la barre nationale. Pourtant, cette moyenne masque des réalités contrastées.
MoneyVox exploite les données de la DGFiP pour établir ces calculs dans l’ensemble des communes françaises. Ces informations permettent d’analyser les écarts de richesse entre territoires.
L’impôt moyen constitue un indicateur fiable du niveau de vie local, révélant les concentrations de revenus élevés et les zones d’attractivité économique.

