Le géant français de l’assurance mutualiste affiche des résultats remarquables pour l’année écoulée. Malgré une série d’événements climatiques exceptionnels, le groupe tire son épingle du jeu grâce à une stratégie diversifiée et des performances solides sur l’ensemble de ses activités.
Des performances solides portées par deux moteurs stratégiques
Maud Petit, qui a pris les rênes de la direction générale le 1er juillet dernier, présente pour la première fois les résultats du groupe. “C’est une très bonne année pour le groupe, les performances ont été solides sur l’ensemble des activités et le résultat net a fortement progressé”, se félicite-t-elle.
L’assureur s’appuie sur deux piliers essentiels pour générer sa rentabilité. D’un côté, la réassurance, dynamisée par l’acquisition de PartnerRe réalisée à l’été 2022, affiche un bénéfice en légère progression. De l’autre, l’assurance sur le territoire français connaît une croissance spectaculaire.
Un bénéfice net qui bondit en France
Les trois enseignes historiques du groupe ont pratiquement doublé leur bénéfice net entre 2024 et 2025. Cette progression témoigne d’une excellence opérationnelle et d’une maîtrise des coûts remarquable.
Chaque marque atteint désormais des niveaux de performance conformes à ses capacités et aux objectifs fixés par la direction.
Une facture climatique exceptionnelle de 750 millions d’euros
L’exercice 2025 a toutefois mis le groupe à rude épreuve sur le plan des sinistres climatiques. Le montant total des dommages dépasse 750 millions d’euros, plaçant cette année au quatrième rang des plus coûteuses de la dernière décennie.
Trois événements majeurs impactent les comptes
Le cyclone Garance, qui a frappé La Réunion avec violence, constitue le premier choc. Les orages de grêle survenus au printemps ont également causé des dégâts considérables sur de nombreuses régions.
Le groupe a par ailleurs constitué des provisions importantes pour faire face aux futures sécheresses, anticipant ainsi les conséquences du réchauffement climatique sur son activité.
Une stratégie tarifaire offensive sur l’automobile
Sur le marché français, les primes d’assurance de biens et responsabilité ont connu une augmentation significative. L’assurance automobile enregistre une hausse de 8,2%, reflétant à la fois l’inflation des coûts de réparation et la sinistralité accrue.
Cette politique tarifaire s’accompagne néanmoins d’une légère érosion du nombre de sociétaires. L’équilibre entre rentabilité et volume reste au cœur des arbitrages stratégiques du groupe.
Des ambitions financières affirmées pour 2028
Le chiffre d’affaires s’établit à 27,4 milliards d’euros, en recul limité de 1,2%. Cette baisse s’explique principalement par la dépréciation du dollar au cours de l’année 2025.
Malgré ce léger tassement, la direction maintient des objectifs ambitieux. Le groupe vise 30 milliards d’euros de revenus d’ici 2028, accompagnés d’un bénéfice net compris entre 1,5 et 2 milliards d’euros.
Une trajectoire de croissance soutenue
Cette feuille de route témoigne de la confiance du management dans la capacité du groupe à poursuivre son développement. La diversification géographique et la complémentarité entre assurance et réassurance constituent les atouts majeurs de cette stratégie.

