Les contribuables qui détiennent des actifs numériques doivent désormais composer avec une nouvelle donne fiscale. Depuis quelques années, la législation évolue et offre davantage de flexibilité dans le traitement des gains réalisés sur les cryptomonnaies.
La déclaration des revenus tirés de ces placements numériques devient stratégique, notamment pour ceux qui ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu. Plusieurs cases à cocher peuvent faire toute la différence sur le montant final à payer au fisc.
Deux modes d’imposition au choix pour les investisseurs
Les personnes qui réalisent des bénéfices sur leurs cryptoactifs disposent maintenant de deux options fiscales distinctes. Auparavant, tout gain dépassant 305 euros subissait automatiquement le prélèvement forfaitaire unique de 30%.
Ce dispositif, également appelé flat tax, combine 12,8% d’impôt sur le revenu et 17,2% de contributions sociales. Mais cette règle a évolué avec l’année 2023.
La fin de l’application systématique du PFU
Depuis le 1er janvier 2023, les bénéfices ne sont plus automatiquement taxés selon la flat tax. Les contribuables peuvent désormais choisir entre ce prélèvement forfaitaire unique ou le barème progressif classique de l’impôt sur le revenu.
Cette modification s’appliquera lors de la déclaration 2026 portant sur les revenus de l’année 2025. Elle offre une opportunité d’optimisation fiscale selon la situation personnelle de chacun.
Quelle stratégie adopter selon votre situation fiscale
Les personnes non imposables peuvent profiter d’un avantage considérable : en cas de plus-value, elles ne paieront que 17,2% de prélèvements sociaux, contre 30% avec la flat tax.
Cette option nécessite toutefois de bien remplir les documents adéquats auprès de l’administration fiscale.
Les formulaires à compléter impérativement
Quand un investisseur convertit ses actifs numériques en euros, il doit compléter le formulaire 2086. Ce document détaille les cessions réalisées durant l’année fiscale concernée.
Le montant calculé doit ensuite être reporté sur la déclaration de revenus principale, le formulaire 2042. Plusieurs cases spécifiques existent selon la nature du résultat obtenu.
Le rôle crucial des cases 3AN, 3BN et 3CN
La case 3AN accueille les plus-values réalisées lors de la vente de cryptomonnaies. À l’inverse, la case 3BN permet de déclarer les moins-values éventuelles.
Ces informations sont essentielles pour établir le montant des gains nets imposables.
La case 3CN : l’option fiscale déterminante
La case 3CN représente un choix stratégique majeur. En la cochant, le contribuable opte pour l’imposition selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu, et non pour la flat tax.
Si cette case reste vide, la taxation s’effectue automatiquement via le prélèvement forfaitaire unique de 30%. Les contribuables non imposables ont donc tout intérêt à cocher cette option.
Son fonctionnement s’apparente à la case 2OP utilisée pour les placements bancaires classiques. Elle permet d’éviter de payer un impôt sur le revenu alors qu’on n’y est pas assujetti normalement.

