Intermarché maintient ses prix en 2026… mais certaines grandes marques disparaissent

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Les négociations commerciales annuelles entre les distributeurs et les industriels se sont achevées dans la tension ce week-end. Pour les consommateurs d’Intermarché, l’année 2026 s’annonce marquée par des évolutions tarifaires contrastées et l’absence de certaines références emblématiques dans les allées.

L’enseigne de grande distribution a confirmé des arbitrages radicaux face aux exigences de certains fournisseurs, tout en promettant une relative stabilité des prix sur l’ensemble de ses produits.

Une stabilité globale des prix en 2026

Intermarché anticipe des tarifs quasi stables pour l’année à venir. L’inflation devrait se limiter à une fourchette comprise entre 0 et 1% selon les catégories de produits, une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des ménages.

Plusieurs gammes connaîtront même des baisses de prix significatives : les pâtes, céréales, conserves de légumes, sucre et farine seront moins chers. Les produits d’hygiène, shampoings et lessives suivront également cette tendance à la baisse.

Le café pourrait afficher une diminution particulièrement notable, avec une réduction pouvant atteindre 5% sur certaines références.

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Le chocolat au cœur d’un bras de fer commercial

L’information majeure concerne le déréférencement de plusieurs marques de chocolat. Certains fabricants, dont possiblement Lindt, disparaîtront temporairement des rayons de l’enseigne suite à des désaccords profonds sur les tarifs.

Ces industriels ont réclamé des hausses de prix comprises entre 15 et 25%, des augmentations jugées inacceptables par la direction d’Intermarché. Face à ce refus, l’enseigne a préféré rompre les accords commerciaux plutôt que de répercuter ces coûts sur les consommateurs.

Des alternatives proposées

Pour compenser ces absences, Intermarché s’engage à proposer des chocolats issus de fournisseurs plus petits et moyens. Une stratégie qui vise à maintenir une offre diversifiée tout en contenant les prix.

Des hausses inévitables sur la viande

Si certains produits voient leurs tarifs baisser, d’autres connaîtront une évolution inverse. Le bœuf et la volaille afficheront des prix en hausse, reflétant les tensions sur les filières d’élevage et l’augmentation des coûts de production.

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Des négociations sous haute tension

Les discussions commerciales, lancées le 1er décembre, se sont officiellement terminées dimanche à minuit. Ces semaines d’échanges se sont déroulées dans un climat particulièrement tendu entre distributeurs et industriels.

Malgré l’existence d’une charte de bonne conduite censée encadrer les relations entre les parties, les tensions ont été palpables. Le contexte s’est même envenimé lorsque la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) a boycotté une réunion à Bercy.

Cette décision faisait suite aux critiques formulées par la ministre de l’Agriculture concernant des pratiques de pression prétendument exercées par certaines enseignes sur leurs fournisseurs.

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