L’année 2026 marque un tournant pour les épargnants français bénéficiant d’un produit d’épargne réglementé réservé aux revenus modestes. Les seuils d’accès évoluent, impactant directement l’éligibilité de millions de Français. Une mise à jour qui concerne tant les détenteurs actuels que les potentiels nouveaux bénéficiaires.
Des seuils d’éligibilité revus à la hausse
Les plafonds de revenus permettant d’accéder au LEP ont connu une augmentation de 0,9 % en 2026. Cette revalorisation s’appuie sur le revenu fiscal de référence de 2024, document déterminant pour vérifier si un épargnant peut ouvrir ou conserver ce placement.
Pour un célibataire sans enfant, le RFR ne doit pas excéder 23 028 euros. Une personne seule avec un enfant à charge voit ce plafond porté à 29 179 euros. Les couples sans enfant, ou les célibataires avec deux enfants, peuvent prétendre au LEP jusqu’à un RFR de 35 329 euros.
Barème détaillé selon la composition du foyer
Les couples avec un enfant disposent d’un seuil établi à 41 479 euros. Avec deux enfants, ce montant grimpe à 47 627 euros. Pour les familles de trois enfants, le plafond atteint 58 865 euros, offrant ainsi une marge plus confortable aux foyers nombreux.
Risques de perte pour les titulaires actuels
Les détenteurs d’un LEP qui dépassent les seuils de revenus s’exposent à la fermeture de leur compte. Toutefois, le dispositif prévoit une certaine souplesse : un dépassement ponctuel sur une seule année ne déclenche pas automatiquement la clôture.
En revanche, si les revenus excèdent les plafonds pendant deux années consécutives, la perte du LEP devient inévitable. Cette règle vise à garantir que le produit reste bien destiné aux ménages aux revenus modestes.
Contrôles bancaires systématiques
Les établissements financiers effectuent une vérification systématique du revenu fiscal de référence de leurs clients détenteurs de LEP. Ces contrôles interviennent principalement durant l’été, période durant laquelle les banques accèdent aux données fiscales actualisées.
En cas de fermeture du livret, les épargnants conservent la possibilité de transférer leur capital vers un autre compte ou produit d’épargne disponible dans leur établissement.
Un succès croissant mais une sous-utilisation persistante
Le nombre de détenteurs de LEP a littéralement explosé, passant de 7 millions en 2021 à 12 millions en 2026. Cette progression témoigne de l’attractivité grandissante de ce placement, notamment dans un contexte de hausse des taux d’intérêt.
Malgré cette croissance, seulement 38 % des personnes éligibles ont franchi le pas. Avec 19 millions de Français remplissant les conditions d’accès en 2026, le potentiel de développement reste considérable.
Un rendement supérieur à la concurrence
L’attrait majeur du LEP réside dans son taux d’intérêt de 2,5 %, nettement supérieur à celui du Livret A ou du LDDS. Cette rémunération bonifée constitue un argument de poids pour les ménages modestes désireux d’optimiser leur épargne.

