La Chine a quasiment éliminé l’usage des espèces dans la vie quotidienne. Les paiements se font désormais presque exclusivement via des applications mobiles. Ce changement, rapide et profond, transforme les habitudes des citoyens et interroge sur l’avenir des espèces dans le monde.
Un pays où l’argent liquide devient rare
Dans de nombreuses villes chinoises, il est devenu difficile de payer en cash, même pour des services simples comme un taxi. Beaucoup de chauffeurs refusent les billets et pièces.
Les applications de paiement mobile dominent la scène : WeChat Pay et Alipay sont omniprésentes partout. Elles permettent de régler des achats, des transports ou même des services de proximité en quelques clics.
Cette transition s’est opérée progressivement au cours des dix dernières années, accélérée par la digitalisation et l’essor des smartphones.
Qui utilise encore des espèces ?
Selon des témoignages relayés par la presse, les personnes âgées sont souvent les derniers à utiliser de l’argent liquide. Beaucoup trouvent les applications trop complexes ou n’ont pas de smartphone.
Ces clients âgés doivent parfois demander l’aide de leurs enfants ou petits‑enfants pour effectuer des paiements quotidiens.
Même dans les petits commerces ou les marchés locaux, l’usage des billets se raréfie. Très peu de commerçants gardent encore une caisse traditionnelle.
Paiements mobiles : une domination totale
WeChat Pay et Alipay ne sont pas seulement des applications de paiement. Elles offrent aussi des services bancaires, des portefeuilles électroniques et des outils de crédit.
La quasi‑disparition du cash n’est donc pas seulement un changement d’habitude : c’est une transformation profonde du système financier vers une société sans espèces.
Dans plusieurs grandes villes, ces plateformes ont supplanté les terminaux de paiement traditionnels. Beaucoup d’entreprises acceptent uniquement ces moyens.
Conséquences positives et limites
Pour les partisans de cette tendance, les paiements électroniques apportent de la rapidité, de la traçabilité et de la sécurité. Les transactions se font en temps réel, et les consommateurs peuvent suivre leurs dépenses facilement.
Mais cette évolution a aussi un revers : la dépendance à la technologie numérique. Ceux qui n’ont pas accès à un smartphone ou à Internet peuvent être exclus du système de paiement dominant.
Quid du yuan numérique ?
En parallèle, la Chine développe son e‑yuan, une monnaie numérique de banque centrale (CBDC), déjà testée dans plusieurs villes.
Cette monnaie numérique vise à compléter les systèmes existants, en offrant une alternative aux solutions privées. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation du système de paiement national.

