Ils sont nombreux à le faire, souvent en toute discrétion. Une étude récente met en lumière un phénomène méconnu : 66 % des retraités soutiennent encore financièrement leurs enfants adultes, malgré une conjoncture économique tendue. Mais combien donnent-ils vraiment, et sous quelles formes ?
Des gestes quotidiens qui passent souvent inaperçus
Payer une facture, offrir un cadeau important, déposer discrètement un virement… les formes d’aide sont multiples et souvent invisibles. Près de 7 retraités sur 10 aident encore leurs enfants adultes, et 4 sur 10 soutiennent également leurs petits-enfants, preuve que cette solidarité intergénérationnelle demeure un pilier des relations familiales.
Des sommes moins élevées qu’avant, mais toujours essentielles
Malgré ce soutien massif, les montants versés reculent. En moyenne, 158 € par mois sont donnés en 2023, contre 182 € en 2022. Les aides ponctuelles suivent la même tendance : 1 307 € en moyenne pour des dépenses exceptionnelles, contre 1 718 € l’année précédente. Les enfants adultes reçoivent la part la plus importante, loin devant les petits-enfants.
L’inflation pèse lourdement sur la générosité des retraités
La hausse du coût de la vie et la stagnation des pensions fragilisent cette tradition : 22 % des retraités affirment avoir réduit leur aide depuis la crise sanitaire. Entre prudence budgétaire et volonté de continuer à soutenir leurs proches, beaucoup ajustent leurs dons sans y renoncer totalement.
Une aide qui va bien au-delà de l’argent
Cette solidarité ne se limite pas aux virements bancaires. Près de 54 % préfèrent offrir des cadeaux, 23 % donnent en espèces, tandis que 21 % passent par des donations plus formelles. Certains financent même des loisirs ou alimentent un compte épargne pour leurs proches.
Un soutien discret, mais indispensable
Ces gestes, souvent passés sous silence, illustrent un attachement familial profond. Même avec des ressources sous pression, les retraités restent un maillon essentiel de l’équilibre financier des familles françaises.

